Yoga au présent avec Sophie

Le yoga est un chemin, il est ici et maintenant. Venez marcher et progresser avec moi !

La compassion 30 novembre 2011

Filed under: citations et poemes — yogasophie @ 1:52

« Rien de vous ne m’est semblable hors cette misère

d’une existence vouée à son effacement

par quoi je me reconnais semblable à vous ». C.Bobin

———————–

Deux textes sur la compassion :

Face à un moine souffrant de dysenterie, abandonné par ses frères car il ne leur était plus d’aucun utilité, le Bouddha fut amené à prononcer cette phrase célèbre :

« O moines, vous n’avez plus de mère ni de père pour vous soigner. Si vous ne vous soignez pas les uns les autres, qui donc vous soignera ? Quiconque veut me soigner doit soigner les malades ».

L’Evangile selon Saint Mathieu, 25

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siègera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? Tu avais donc faim et nous t’avons nourri ? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais nu et nous t’avons habillé ? Tu étais malade ou en prison…quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’
Alors il dira à ceux qui sont à sa gauche : ‘Allez-vous en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur , quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘ Amen je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’
« Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle.

C’est quand nous perdons de vue notre condition humaine commune (notre souffrance, notre mortalité) que nous n’agissons pas avec compassion… Le « seigneur », qu’il s’agisse du Dieu chrétien ou du Bouddha, dans la compassion, s’identifie avec celui qui souffre.

Si nous perdons de vue notre humanité, le point de vue existentiel, nous nous identifions davantage avec notre sens du moi, notre profession, notre niveau social, notre nationalité, nos valeurs. Notre identité personnelle devient un échappatoire qui nous empêche de penser à notre condition humaine (la naissance et la mort) et de voir notre impermanence –  caractéristique commune à tous les hommes et fondement de la compassion.

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