Yoga au présent avec Sophie

Le yoga est un chemin, il est ici et maintenant. Venez marcher et progresser avec moi !

Do not say that I’ll depart tomorrow, because even today i still arrive 3 novembre 2013

Filed under: bouddhisme,citations et poemes,formation personnelle — yogasophie @ 8:46

I just returned from a beautiful meditation retreat with Charles Genoud, and I would like to share some of his insights and teachings.

charlesbleu

*****

In a vipassana meditation retreat, we are sitting or walking, seeking to develop an attitude of total awareness and presence…

But is it not impossible not to be present ? We cannot be in the future, nor in the past, because the future and the past do not exist. Ony the present moment exists.

Yet we must acknowldegd that much of our life goes by without our being fully aware of it. We are daydreaming about another time or another place, we are not aware of the present circumstances because we are sad and depressed and therefore see our world as depressing and sad… or we are simply acting in view of something else – walking only to be someplace esle later, sitting and restlessly waiting for the bell, reading but inwardly thinking « 2 more pages then I will go make dinner »…

What makes us want to not be here ? Do we not want to live life more fully, to be here when life happens ? Little by little, day by day we can train our minds to take on a attitude of curiosity and openness.

During the weekend, this quote by Thich Nhat Hahn came to me

« Do not say that I’ll depart tomorrow, because even today i still arrive »

*****

As an inspiration, here is the full poem :

Call Me by My True Names

Do not say that I’ll depart tomorrow 
because even today I still arrive.

Look deeply: I arrive in every second 
to be a bud on a spring branch, 
to be a tiny bird, with wings still fragile, 
learning to sing in my new nest, 
to be a caterpillar in the heart of a flower, 
to be a jewel hiding itself in a stone.

I still arrive, in order to laugh and to cry, 
in order to fear and to hope. 
The rhythm of my heart is the birth and 
death of all that are alive.

I am the mayfly metamorphosing on the surface of the river,
and I am the bird which, when spring comes, arrives in time
to eat the mayfly.

I am the frog swimming happily in the clear pond, 
and I am also the grass-snake who, approaching in silence, 
feeds itself on the frog.

I am the child in Uganda, all skin and bones, 
my legs as thin as bamboo sticks, 
and I am the arms merchant, selling deadly weapons to 
Uganda.

I am the twelve-year-old girl, refugee on a small boat,
who throws herself into the ocean after being raped by a sea
pirate,
and I am the pirate, my heart not yet capable of seeing and
loving.

I am a member of the politburo, with plenty of power in my
hands,
and I am the man who has to pay his « debt of blood » to, my
people,
dying slowly in a forced labor camp.

My joy is like spring, so warm it makes flowers bloom in all
walks of life.
My pain if like a river of tears, so full it fills the four oceans.

Please call me by my true names, 
so I can hear all my cries and laughs at once, 
so I can see that my joy and pain are one.

Please call me by my true names, 
so I can wake up, 
and so the door of my heart can be left open, 
the door of compassion.

Thich Nhat Hanh

thich nhat hanh

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Le bouddhisme laïque ? 14 mai 2013

Filed under: bouddhisme — yogasophie @ 7:14

Une conférence sur le bouddhisme laïque a eu lieu le 25 avril 2013 au Barre Center for Buddhist Studies, dans le Massachussetts (Etats-Unis).

Je vous livre la traduction française de l’introduction au compte-rendu de cette conférence.  J’ai trouvé le contenu de l’article très intéressant. Je ne me considère pas bouddhiste mais les livres et paroles d’enseignants tels que Stephen et Martine Batchelor m’intéressent, me paraissent utiles et faciles à appréhender pour une personne à qui la culture qui va de pair avec le bouddhisme par exemple tibétain ou zen-japonais n’est pas familière.

******

Lorsque  […] Nietzsche déclara « Dieu est mort » il nous avertissait que la science et la rationalité pure avait éliminé le point de vue, la perspective qu’offrait jusque-là la religion et que nous n’avions pas trouvé de remplacement adéquat.

C’est une prise de conscience similaire qui est au premier plan pour certains Bouddhistes occidentaux. Ils sont attirés par ce qu’ils voient dans le Dharma [la philosophie et la pratique décrite par le Bouddha] comme une solution potentielle athée ou post-religieuse au problème existentiel humain […] sans nier l’autorité de la science dans son domaine. Ils veulent jeter l’eau du bain, dogmatique et métaphysique, et garder le bébé sacré. Ils espèrent garder le rôle global joué dans toutes les sphères de la vie humaine par le bouddhisme dans ses cultures traditionnelles sans insister sur le dogme extrémiste, les limitations de la hiérarchie monastique ou les pratiques culturelles négatives telles que la discrimination envers les femmes. En d’autres termes, il reste bien du travail à accomplir, mais ils ne voient aucune autre solution.

Jusqu’au XIXème siècle, les enseignements bouddhistes avançaient lentement, migrant vers de nouveaux pays, de nouveaux royaumes dans les esprits et les baluchons d’enseignants voyageurs qui traversaient les montagnes à pieds. Aujourd’hui, la science, la technologie et les changements culturels mondiaux de plus en plus importants qui s’ensuivent ont créé un environnement radicalement nouveau, de nouvelles rivières à traverser pour les enseignants bouddhistes.

 Y a-t-il des enseignements du Bouddha qui soient compatibles et quels seraient-ils ? Peuvent-ils conserver l’essence vitale des enseignements de Gautama [le Bouddha]? Comment doit-on les formuler ? Comment les personnes développant ces nouvelles formulations devraient-elles s’expliquer et se situer par rapport aux personnes qui pratiquent des formes plus traditionnelles ? Comment se situer par rapport au monde contemporain ?

La suite de l’article, en anglais

 

Les Cinq Entraînements à la pleine conscience 19 mai 2012

Filed under: bouddhisme — yogasophie @ 5:00

Ces entraînements sont proposés au Village des Pruniers de Thich Nhât Hanh

http://villagedespruniers.net/

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience

 

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience expriment la vision bouddhiste d’une spiritualité et d’une éthique pour le monde. Ils sont la pratique concrète des Quatre Nobles Vérités et du Chemin Octuple enseignés par le Bouddha. Ils montrent le chemin de la compréhension et de l’amour véritables, menant à la transformation, à la guérison et au bonheur de l’individu et du monde. Ils permettent d’approfondir la Vue Juste, qui est la vision de l’inter-être, et de dissoudre le fanatisme, la discrimination, la peur et le désespoir. Pratiquer les Cinq Entraînements dans notre vie quotidienne, c’est déjà être sur le chemin des bodhisattvas. Conscients de la chance que nous avons d’être sur ce chemin, nous pouvons cesser de nous faire du souci pour le présent et d’avoir peur de l’avenir.

Premier entraînement : Protection de la vie

Conscient-e de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé-e à cultiver ma compréhension de l’inter-être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour œuvrer à transformer la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

Deuxième entraînement : Bonheur véritable

Conscient-e de la souffrance provoquée par le vol, l’oppression, l’exploitation et l’injustice sociale, je suis déterminé-e à pratiquer la générosité dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions de la vie quotidienne. Je partagerai mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec ceux qui en ont besoin. Je m’engage à ne pas m’approprier ce qui ne m’appartient pas. Je m’entraînerai à regarder profondément afin de voir que le bonheur et la souffrance d’autrui sont étroitement liés à mon propre bonheur et à ma propre souffrance. Je comprends que le bonheur véritable est impossible sans compréhension et amour, et que la recherche du bonheur dans l’argent, la renommée, le pouvoir ou le plaisir sensuel engendre beaucoup de souffrance et de désespoir.

J’approfondirai ma compréhension du bonheur véritable, qui dépend davantage de ma façon de penser que de conditions extérieures. Si je suis capable de m’établir dans le moment présent, je peux vivre heureux-se ici et maintenant, dans la simplicité, reconnaissant que de nombreuses conditions de bonheur sont déjà disponibles en moi et autour de moi. Conscient-e de cela, je suis déterminé-e à choisir des moyens d’existence justes afin de réduire la souffrance et de contribuer au bien-être de toutes les espèces sur Terre, notamment en agissant pour inverser le processus du réchauffement planétaire.

Troisième entraînement : Amour véritable

Conscient-e de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé-e à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l’intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je sais que le désir sexuel et l’amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l’avidité, causent toujours de la souffrance de part et d’autre. Je m’engage à ne pas avoir de relation sexuelle sans amour véritable ni engagement profond, durable et connu de mes proches. Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables. Sachant que le corps et l’esprit ne font qu’un, je m’engage à apprendre les moyens appropriés pour gérer mon énergie sexuelle. Je m’engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d’autrui. Je sais que la pratique de ces quatre fondements de l’amour véritable me garantira une continuation heureuse dans l’avenir.

 

Quatrième entraînement : Parole aimante et écoute profonde

Conscient-e de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé-e à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde qui soulage la souffrance et apporte paix et réconciliation entre moi-même et autrui, entre groupes ethniques et religieux, et entre nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m’engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, nourrissent la joie et l’espoir, et œuvrent à l’harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé-e à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m’entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et de regarder profondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de la souffrance de la personne contre laquelle je suis en colère.

Je m’entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière à réduire la souffrance chez les autres et en moi-même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé-e à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain-e et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde ou rupture au sein d’une famille ou d’une communauté. Je m’engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.

 

Cinquième entraînement : Transformation et guérison

Conscient-e de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé-e à apprendre à nourrir sainement mon corps et mon esprit et à les transformer, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool ni d’aucune forme de drogue, et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines ou encore certaines conversations. Je m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant l’avenir. Je suis déterminé-e à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément la nature de l’interdépendance de toute chose, afin qu’en consommant, je nourrisse la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

 

Qu’est-ce que Vipassana ? 7 décembre 2011

Filed under: bouddhisme — yogasophie @ 8:33

Que veut dire vipassana ?

Extrait d’un enseignement donné par Stephen Batchelor le 20 mars à la Maison de l’Inde, Paris, en introduction à la pratique de vipassana.

Lu sur le site de l’Association Terre d’Eveil : http://www.vipassana.fr

« Je voudrais expliquer ce qu’on entend par ce mot qui est de plus en plus répandu : vipassana. Ce mot pali se rencontre rarement dans les discours de Bouddha du canon Pali. C’est un terme qui a été beaucoup utilisé dans toutes les traditions bouddhistes mais il semblerait que le Bouddha ne l’ait pas utilisé lui-même.

Aujourd’hui quand on parle de vipassana, on se réfère souvent à une tradition qui s’appelle vipassana, qui a sa source dans le bouddhisme Theravada, la tradition la plus ancienne, qu’on trouve actuellement principalement en Thaïlande, en Birmanie, au Sri Lanka et au Cambodge.

En fait, il n’y a pas vraiment de tradition vipassana. On devrait plutôt parler d’un mouvement moderne réformateur qui prit son essor à la fin du XIXème siècle en Birmanie. Ce mouvement faisait partie d’un mouvement politique qui luttait pour obtenir son indépendance de la puissance britannique.
Une partie de ce mouvement de résistance et d’indépendance a cherché à trouver des bases birmanes, bouddhiques, sur lesquelles construire une société plus moderne. Des penseurs, des moines, ont essayé de trouver ce qu’était (pour eux) la base, l’essence même du bouddhisme. Ils subissaient probablement l’influence du protestantisme missionnaire occidental. Ils ont cherché à se désengager des aspects religieux et cultuels du bouddhisme, et ils ont trouvé cette façon de méditer qui met l’accent sur ce qu’on devrait plutôt appeler le « satipatthana« , les fondements de l’attention, ou de l’attention proche, mindfullness, en anglais. Ce mouvement eut beaucoup de succès, pas seulement parmi les moines birmans, mais aussi parmi les laïques.

Beaucoup de gens de ce mouvement d’indépendance ont accepté et pratiqué cette nouvelle interprétation de la pratique du bouddhisme. Le plus connu était l’enseignant qui était le maître de S.N. Goenka, Sayagyi U Ba Khin. U Ba Khin était un politicien, ce n’était pas un moine, mais il était devenu le premier ministre des finances de la Birmanie indépendante. Il a demandé à ses employés de pratiquer vipassana, la méditation assise, une demi-heure avant de commencer le travail.
C’était vraiment une tradition, une façon de pratiquer qui, dès le début, était très intégrée dans la vie quotidienne moderne d’un état qui essayait de devenir un état séculier, mais basé sur ses fondations de la pratique du bouddhisme. A partir de ce moment là, on peut parler d’une tradition Vipassana.Le problème est que le mot vipassana se trouve aussi dans la tradition tibétaine. Toutes les traditions tibétaines parlent de lhaktong traduction du terme vipassana. De la même façon, en Chine, en Corée, au Japon, on retrouve le mot « vipassana« .
Cela veut simplement dire que « vipassana » appartient à toutes les traditions bouddhistes et pas seulement à ce mouvement réformateur qui a ses origines en Birmanie. « Vipassana« , littéralement, dans toutes les langues, veut dire la même chose : « passana » est le mot pali pour voir, regarder ; « vi » est un préfixe qui donne une certaine intensité à ce regard, cette vision. En anglais on dirait penetrative vision ou vision pénétrante, une attention, une façon plus vive, plus exacte, plus pénétrante de regarder les choses, avec beaucoup plus de curiosité que d’habitude. Vipassana est toujours, et dans toutes les traditions bouddhistes lié à « samatha« , c’est-à-dire le calme de l’esprit. Il s’agit de trouver un équilibre dans cette pratique de méditation.
D’abord le calme de l’esprit, qu’on peut atteindre avec la concentration, soit sur la respiration, soit sur n’importe quel objet (dans toutes les traditions bouddhistes, c’est la même chose). Dès que l’esprit devient un peu plus calme, on a l’occasion de regarder, de voir, d’être conscient de soi-même et des choses autour de soi-même d’une façon plus claire, vive et pénétrante. La méditation, c’est essayer de trouver cet équilibre entre le calme de l’esprit et la vision pénétrante. C’est finalement assez simple.

Actuellement, aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre et dans d’autres pays occidentaux, on parle de vipassana comme d’une sorte de mouvement plutôt laïque, dont les enseignants sont souvent des moines (ou d’anciens moines) ; mais le terme a quelque chose d’imprécis. Il est très difficile de définir exactement quel est le but, le sens, la signification de ce mouvement qui commence à grandir dans le monde moderne et qui s’appelle vaguement vipassana.
On pourrait peut-être dire que c’est un mouvement qui met particulièrement l’accent sur la capacité de chacun à vivre plus intensément dans le moment présent, à être beaucoup plus attentif, pas seulement à ce qui arrive dans notre esprit, les pulsions, les pensées, les émotions, les sentiments, les sensations qu’on a dans le corps tout le temps (ça, c’est une partie de cette pratique), mais aussi à être beaucoup plus attentif dans les relations, dans les liens qu’on a avec les proches, les gens avec lesquels on travaille, tout le monde.

Cette attention, cette vigilance, c’est quelque chose qui n’est pas exclusivement une qualité intérieure spirituelle, (spirituelle… c’est un mot que je n’aime vraiment pas), mais c’est une façon d’être beaucoup plus attentif, présent et calme, et je dirais aussi, ouvert et compatissant vis à vis des autres, du monde, de la société. Et dans ce sens là, on pourrait dire que vipassana devient une partie assez fondamentale d’un autre mouvement qui s’appelle le bouddhisme engagé. Le maître vietnamien Thich Nhat Hanh est très connu pour être un des fondateurs de cette façon de pratiquer le bouddhisme, et c’est intéressant de voir comment il utilise ces enseignements sur la respiration (qui ne viennent pas de sa propre tradition, le zen vietnamien), qu’il emprunte à la tradition Theravada également présente au Vietnam.

Vipassana est un terme qu’on utilise aujourd’hui de façon beaucoup plus large que dans sa définition originelle.
Nous ne sommes pas, Martine et moi-même, des enseignants de vipassana dans le sens strict du terme. Notre formation est plutôt zen, surtout pour Martine. Moi j’ai d’abord été un moine gelugpa dans la tradition tibétaine du Dalaï Lama, avant de me tourner vers le zen. J’ai beaucoup pratiqué dans cette tradition et je me trouve toujours très proche de beaucoup de ses idées, mais je trouve personnellement que ce mouvement assez vague qu’est vipassana me convient bien, car il donne une certaine liberté. Son manque d’orthodoxie, son absence de dogmatisme sont pour moi très rafraîchissants. Cela donne une certaine ouverture aux possibilités d’ancrer la pratique personnelle dans une façon de penser libérale, ouverte à toutes les traditions religieuses et culturelles du monde, et pas seulement au bouddhisme. Mais c’est très difficile de savoir où ce mouvement nous mènera. Personne ne le sait. C’est une pratique qui se trouve dans une ambiance assez expérimentale, et ça aussi est assez engageant, stimulant, excitant, mais en même temps tout cela n’est pas très précis, pas très exact sur ce que sont les buts de cette façon de pratiquer. Bien sûr, il y a l’éveil et ces choses bouddhistes dont on parle tout le temps, mais l’accent est toujours mis sur la qualité de chaque moment de l’expérience, ça revient toujours à ça, à ce qu’on expérimente dans l’ici et maintenant. »

 

Retraite Vipassana du 8 au 11 décembre 2011 5 décembre 2011

Filed under: bouddhisme — yogasophie @ 7:34

Nous vous recommandons cette retraite de méditation avec deux enseignants bouddhistes.

Session Vipassana Résidentielle à Epernon

du jeudi 8 décembre au soir au dimanche 11 décembre inclus

Thème : Sagesse et compassion ou la pleine conscience au quotidien

Enseignants Stephen et Martine Batchelor

« Stephen et Martine Batchelor sont à la fois professeurs Bouddhistes et auteurs.  Ils vivent au sud-ouest de la France et proposent des retraites de méditation et des séminaires partout dans le monde.  Ayant tous deux vécu dix années monastiques dans des centres Bouddhistes traditionenels d’Asie,  ils enseignent aujourd’hui une pratique Bouddhiste accessibles et laïque, largement basée sur les premiers enseignements du Bouddha tels que décrits dans le Canon Pali. »

http://www.stephenbatchelor.org/index.php/fr/

Pour plus d’informations sur la retraite :

http://www.vipassana.fr/Agenda/BatchelorEpernon2011.html

 

Lamrim, the Gradual Path 18 octobre 2011

Filed under: bouddhisme — yogasophie @ 11:25

We found a very good article in the following (French 🙂 ! )blog with a clear explanation of the Lamrim path : http://bouddhismedanslaude.over-blog.com/

Below is our translation in English :

Lamrim is a Tibetan term referring to the gradual steps towards enlightenment. It is based on the teachings of the Buddha and offers a coherent rational, functional and progressive system.

The Indian saint and scholar Atisha, who had been invited to Tibet to help restore Buddhism in a time of decline, was the first to compose this type of text bringing together all the aspects of the path towards enlightenment in a condensed form. His text, The lamp for the Path (Sanskrit : Bodhipathapradipa), served as a foundation three centuries later for Lama Tsong Khapa’s major piece, the Lamrim Tchènmo (The Great Lamrim). Djé Tsong Khapa, who was at once a great scholar and a renowned yogi, wrote other Lamrims, some shorter and some longer (among these, one of them deals with the path of Tantra, Nagrim Tchènmo) – he is at the origin of the Gelug tradition, to which all the Dalaï Lamas have since been affiliated.

The Lamrim is directed towards the three types of practitioners – of initial, intermediate and superior capacities – that is those who wish to prepare better future lives, those who wish to free themselves from the cycle of birth and death, and lastly those who wish to become fully awakened buddhas and untiringly work for the worldly and ultimate happiness of every single being, with no exception.

Empirically, the Lamrim helps the practitioner to progress on the Path as he listens and reads the corresponding teachings, as he reflects upon them and meditates in order to integrate the subject.

After thinking and meditated upon the qualities of the teachings and the different ways of approaching them, upon the spiritual friend who is the foundation of the path and the disciple’s guide, and upon his or her precious human rebirth, so rare and so difficult to obtain, the practitioner continues to progress, approaching issues related to his initial capacity :

–          Impermanence and death (its certainty, the uncertainty of its occurrence, and what helps at the moment of death)

–          Inferior rebirths and their unbearable sufferings : being reborn as an infernal being, a hungry ghost or an animal

–          The Buddhist refug : the qualities of the Buddha, the Dharma (the teachings of the Buddha), and the Sangha (the community of practitioners) and the rules to abide to.

–          Karma, that is the actions of body, speech and mind and their fruits; in other words, the law of causality.

When he feels determined not to waste one single instant of his life by creative negative karmas that will one day result in suffering, the lamrim practitioner then turns to the points that are approached with intermediated capacity :

–          The disadvantages of the cycle of birth and death

–          The suffering of so called superior rebirths (human, semi-celestial and celestial)

–          The origin of suffering and the way disruptions occur

–          The twelve-fold conditioned arising

With this will to free himself from all suffering related to the cycle of birth and death, the practitioner becomes “superior” as soon as he engenders the spirit of enlightenment; in order to do so, with the foundation of perfect equanimity, he integrates:

–          The six causes with one effect

–          The exchange of oneself with another

–          Perfection of generosity (gift of teaching, gift of protection of material possessions)

–          Perfection of ethics (ethics of vows, ethics of the accumulation of positive energies and ethics realizing the well-being of all beings)

–          Perfection of patience (its nature and the acceptance of suffering)

–          Perfection of energy (its nature and how to practice it)

–          Perfection of meditation (realization of mental calm; samatha in Sanskrit, shiné in Tibetan),

–          Perfection of wisdom (deep vision or penetrating vision that realizes the non-self ; vipassana in Sanskrit, lhagtong in Tibetan),

–          Training in the four means: gift, good words that reveal perfections, instructions for the practice and harmonious behavior.